Journée internationale des personnes handicapées : Mes propositions pour faire de Courbevoie une ville accessible

Le handicap me touche à double titre, dans mon histoire familiale et dans mon histoire professionnelle. Je profite donc de cette journée internationale des personnes handicapées pour faire quelques propositions, qui je l’espère inspireront nos candidats, car si certains pensent au handicap une fois par an et particulièrement en cette période, le handicap c’est le quotidien de près de 12 millions de Français.

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Je veux d’abord mettre un terme à un lieu commun qui veut que l’on touche du doigt le handicap lorsque l’on circule avec une poussette ou lorsque l’on est temporairement obligé d’utilisé des béquilles. Lorsque je suis bloqué avec la poussette de ma fille, j’ai mes deux bras et mes deux jambes pour me débrouiller, pas la personne paraplégique sur son fauteuil.

Je voudrais ensuite sortir de la vision minimaliste de la personne handicapée dans un fauteuil roulant handicap (symbole du handicap), la personne aveugle, la personne sourde, la personne muette, la personne atteinte de troubles psychiques, la personne atteinte de troubles autistiques, la personne atteinte de trisomie 21 sont aussi des personnes en situation de handicap et ce n’est pas un ascenseur ou une place de parking réservée qui leur facilite la vie.

La ville de Courbevoie s’engage sur l’accessibilité, avec des élues très compétentes : Solange Rossignol déléguée au handicap  et Maria Garcia, je ne vais donc pas aborder ce thème qui est une obligation légale. Je voudrais mettre en avant trois propositions concrètes : la formation des agents municipaux comme des commerçants de la ville à l’accueil des personnes handicapées, l’adaptation de toute la communication de la ville et l’accompagnement des personnes handicapées dans la défense de leurs droits.

  •  Le premier contact avec une personne est souvent déterminant mais le premier contact avec une personne souffrant de handicap est souvent maladroit. Je propose que la ville lance un programme de formation pour tous les agents en contact avec le public pour leur apprendre adapter leur attitude. On n’agit pas de la même manière avec une personne sourde, avec une personne aveugle ou avec une personne souffrant de trouble autistique encore faut-il être formé à détecter ces handicaps. Si un canne blanche est visible, les troubles autistiques le sont beaucoup moins.
    De la même manière je propose que la ville et les associations de commerçants incitent les commerçants à se former à ces bonnes pratiques.
  • Je propose que toutes les communications de la ville et de ses services (bibliothèque, musées, centre culturels) soient accessibles. Et encore une fois, ne tombons pas dans la caricature, le braille n’est pas la panacée. Pour permettre l’inclusion de tous dans la vie de notre ville, développons les documents en Falc (facile à lire et à comprendre) adaptons la charte graphique pour la rendre accessible. Toujours dans cette logique adaptons la luminosité, la sonorisations de nos lieux et de nos manifestations culturels pour les rendre véritablement accessibles.
  • Enfin, le quotidien d’une personne handicapée, depuis l’enfance c’est aussi l’administration. Pour un enfant ne souffrant pas de handicap tout est simple et gratuit, c’est totalement différent lorsque votre enfant souffre de handicap. Il en est de même pour la personne adulte. La ville de Courbevoie, via le CCAS et ses conseillers départementaux doit être le garants du respect des droits de ses citoyens. J’ai été Directeur de la Maison départementale des Hauts-de-Seine, j’ai donc pleinement conscience de la complexité des démarches que doivent entreprendre les parents et les proches de personnes handicapées et de leur longueur. La ville joue déjà son rôle en étant un guichet, mettons en place un système de suivi en partenariat avec le Département qui a la tutelle administrative sur la MDPH.

Il n’est pas nécessaire de faire de grandes promesses qui ne seront pas tenues ( comme le grand plan du département pour un tourisme accessible à tous, toujours dans les cartons) , il ne faut surtout faire de symbole qui soit inutile (comme un hackhaton qui accouche d’un  projet de graffitis virtuels) , demandons aux candidats de s’engager à mettre en place des actions simples, concrètes, réalisables et permettant l’inclusion de tous dans notre société.

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