Quelques mots sur la crise

Nous sommes en période de crise, les bourses sont en difficulté, les Etats-Unis ont perdu leur AAA et chacun y va de son plan pour sauver la France. Faisons un petit tour des mots de la crise : dette, déficit public et croissance.

La dette :
Soyons concret, la dette est passée entre 1978 et 2011, de 21,2% du PIB à 84,7%. Une augmentation constante à deux exceptions : entre 1998 et 2001 sous le gouvernement Jospin et entre 2005 et 2007 sous les Gouvernements Raffarin et Villepin.

Elle s’élève aujourd’hui de 1 600 milliards d’euros, et les intérêts de cette dette, que l’Etat rembourse chaque année, sont de 50 milliards d’euros, soit à peu près la recette de l’impôt sur le revenu.

Le Déficit public :
Selon le pacte de stabilité et de croissance de la zone euro,  approuvé par la France, le déficit public ne doit pas dépasser les 3% du PIB.

Autant la dette augmente quelle que soit la couleur politique du Gouvernement, autant le déficit semble être partisan : La Gauche plonge inévitablement au delà des 3% alors que la Droite réussi généralement à le maîtriser sous cette barre.

L’engagement du Gouvernement est de faire revenir le déficit sous la barre des 3% dès 2013 alors qu’il était à 7% en 2010. François Hollande et Martine Aubry se sont alignés sur cet engagement.

La croissance :
Il s’agit de la croissance du PIB (produit intérieur brut) exprimé en pourcentage. Le PIB de la France était en 2010 de 1 933 milliards d’euros.

Entre 1981 et le début de la crise en 2008, la croissance annuelle moyenne était de 2%.
Après une croissance négative en 2008 et 2009, elle est repartie en 2010 avec +1,5% et elle est estimée à 0,9% pour le premier semestre 2011.
La croissance 2011 était prévue à 2,5% ce qui parait aujourd’hui compliqué à atteindre. Pourtant le PS prévoit de profiter des « fruits de la croissance » et d’en consacrer la moitié à la réduction des déficits.

Une croissance à 2% ne permet pas de rembourser les intérêts de la dette (2% de 2 500 Milliards d’€ = 38,6 Milliards d’€). Même une croissance de 5% du PIB ne suffirait pas à rendre crédible le programme du PS. Or si une croissance à 2,5% est improbable, une croissance à 5% est utopique. Ce n’est donc pas une piste fiable.

La seule piste que nous ayons aujourd’hui, outre l’augmentation des impôts, est la réduction voire la fin des « niches fiscales » et c’est ce qu’a amorcé le gouvernement lors du budget 2011 et c’est l’action qu’il continue à mener.

Chiffres de l’INSEE
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2 commentaires pour Quelques mots sur la crise

  1. ecoparis dit :

    Il ne reste plus qu’une piste et on sait « l’emprunter », empruntons, empruntons!

  2. Ping : Débats des primaires socialistes : un coup pour rien | Notre Courbevoie

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