Pourquoi le PS refuse le débat sur les retraites

Lors d’une interview, Xavier Bertrand a proposé à Martine Aubry ou à Ségolène Royal un débat sur la réforme des retraites.  « Moi, je souhaite proposer à Mme Aubry un débat public sur cette question des retraites pour que l’on y voit clair », a déclaré le patron de l’UMP sur France Inter.

Benoit Hamon, porte-parole du PS, a refusé catégoriquement le débat.

Pourquoi ce refus ?

Alain Vidalies, porte-parole du groupe PS apporte une première réponse : « On va faire émerger l’idée que l’on est porteur d’un contre-projet, d’une alternative au projet du gouvernement. » En lisant entre les lignes, il s’agit bien de faire croire à un contre-projet mais ce projet n’existe pas. Comment le PS pourrait débattre sans proposer d’alternative ?

Il y a bien une alternative. La réforme du Gouvernement vise à sauver le système des retraites par répartition, l’alternative est le système de retraite par capitalisation. Si les socialistes ne sont plus attachés au système par répartition et que ses propositions reviennent à mettre en cause cet acquis social, il faut le dire devant les Français.

Seul véritable projet du PS pour les retraites : revenir sur la réforme en cas de victoire en 2012 et ramener l’âge légal à 60 ans. Or Manuel Valls et, avant lui, Michel Rocard ont reconnu qu’il faudra, d’une façon ou d’une autre, prolonger le temps de travail. Martine Aubry, elle-même l’avait accepté avant de faire volte-face sous la pression du parti. Cette question de la durée de cotisation reste taboue au PS, c’est pourtant la clé de la réforme à mener.

De plus, selon un sondage OpinonWay pour le figaro, 70% des français jugent la réforme nécessaire, 52% reconnaissent le courage du Gouvernement de s’attaquer à l’un des tabous sociaux français et enfin, 63% des français ne croient pas que le PS reviendra sur cette réforme. Personne n’a oublié les promesses non tenues par le PS, depuis 1993, de revenir sur les précédentes réformes des retraites.

Seule proposition pour sauver notre système : «Soumettre les très hauts revenus, les produits du capital financier et de la rente à l’impératif de solidarité.». D’une part ce n’est pas suffisant, d’autre part qui peut garantir que, soumis à cette nouvelle taxe, les  « hauts revenus » et « le capital » resteront en France ? Comment peut-on fonder une réforme aussi importante sur de telles conjectures !

Le PS refuse le débat aujourd’hui mais agira demain. Cela me rappelle l’histoire du barbier qui avait mis à l’entrée de son échoppe une pancarte proclamant : « demain on rase gratis ». Mais l’artisan malin l’y laissait tous les jours. Ainsi ceux qui venaient le lendemain se faire raser s’étonnaient de devoir payer. La barbier avait sa réponse : « C’est demain que c’est gratuit ! ».

David Brexel

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2 commentaires pour Pourquoi le PS refuse le débat sur les retraites

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